Les réseaux sociaux alimentent un marché lucratif de l’« accouchement souverain » qui, sous couvert d’autonomie et de réappropriation de la naissance, peut exposer les femmes à des risques majeurs.
Marie Claire révèle l’essor des coachs et influenceuses promouvant le « freebirth » (ou accouchement non assisté), souvent en opposition au système médical. Grâce aux algorithmes des réseaux sociaux, ces discours touchent des femmes enceintes parfois fragilisées par des expériences médicales difficiles, ou méfiantes envers l’hôpital. Formations en ligne, accompagnements à distance et communautés fermées constituent un véritable modèle économique, avec des prestations pouvant coûter plusieurs milliers d’euros.
Camille témoigne comment, après avoir suivi ces contenus et acheté des programmes de préparation à la naissance, elle a choisi d’accoucher sans assistance. Malgré plusieurs signes d’alerte, elle a retardé son recours aux soins et son bébé est décédé in utero. Un drame qu’elle relie aujourd’hui à l’influence de ces discours présentés comme des alternatives sûres à la médecine.
Les professionnels de santé alertent sur les risques de désinformation et dénoncent l’absence de cadre pour ces accompagnements. Ils mettent aussi en lumière des mécanismes d’emprise : rejet des avis contradictoires, culpabilisation des mères lorsque les choses tournent mal et promesse d’un contrôle total sur la naissance.
(Marie-Claire, 17.06.26 :https://www.marieclaire.fr/business-sous-radar-comment-les-coachs-de-l-accouchement-souverain-prosperent-sur-les-reseaux-sociaux,1515412.asp)
