Le rapport du Sénat sur le masculinisme, l’école en première ligne

Selon un rapport du Sénat publié le 24 juin, l’idéologie masculiniste gagne du terrain chez les adolescents et s’installe progressivement dans les établissements scolaires, alimentée par les réseaux sociaux, où vidéos virales, mêmes et contenus liés au sport, à la musculation ou au développement personnel servent parfois de porte d’entrée.

Les conséquences sont désormais visibles. Des élèves très jeunes tiennent des propos sexistes, remettent en cause le consentement ou banalisent les comportements de contrôle et de domination. Les équipes éducatives constatent aussi une dégradation des relations entre filles et garçons, une contestation croissante de la mixité et une marginalisation des élèves féministes ou LGBT+.

Les sénatrices auteures du rapport jugent la prévention insuffisante. Si les nouveaux programmes d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) abordent désormais le masculinisme, leur mise en œuvre reste incomplète. Elles demandent l’application effective des trois séances annuelles prévues par la loi, une formation des enseignants, un renforcement de l’éducation aux médias pour développer l’esprit critique face aux algorithmes et aux influenceurs, ainsi qu’un meilleur accompagnement par les services de santé scolaire.

(Le Parisien, Bien Public, 24.06.26)

  • Auteur : Unadfi