À l’occasion de ses 40 ans, l’Union bouddhiste de France (UBF), qui fédère environ 80 % des centres bouddhistes du pays, annonce la signature prochaine d’une convention avec la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes).
Le bouddhisme, quatrième religion de France avec près d’un million d’adeptes, connaît une croissance forte en France.L’objectif est de renforcer la prévention, améliorer le partage d’informations et identifier les structures fiables ou, au contraire, problématiques.
Cette initiative intervient alors que la Miviludes constate une hausse des signalements liés aux cultes et spiritualités, qui représentent 35 % des saisines reçues entre 2022 et 2024. Plusieurs courants bouddhistes sont concernés par des alertes faisant état d’emprise psychologique, de dons financiers excessifs, d’isolement social, de ruptures familiales, de prosélytisme agressif et de violences sexuelles.
L’ADFI de Nantes alerte sur l’utilisation de l’image du bouddhisme par des acteurs du développement personnel ou du coaching, parfois motivés par des intérêts financiers. Pour l’UBF, « vendre de la sérénité est devenu un business », ce qui impose une vigilance accrue. Son président rappelle toutefois que ces dérives ne sont pas propres au bouddhisme et peuvent toucher toutes les religions.
(Le Parisien, 21.06.26)
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