À l’occasion de la Semaine européenne de la vaccination du 27 avril au 1er mai 2026, médecins, scientifiques et personnalités publiques ont publié une tribune collective pour alerter sur la progression de l’hésitation vaccinale en France. Un phénomène nourri par la désinformation en ligne et la méfiance envers les institutions, aux conséquences sanitaires documentées.
Initiée par l’Institut Pasteur et publiée dans Le Parisien le 26 avril 2026, une tribune signée par plusieurs centaines de professionnels de santé et personnalités dénonce la diminution de l’adhésion à la vaccination en France. Elle rappelle que la vaccination sauve environ quatre millions de vies par an dans le monde et que 154 millions de décès ont été évités en cinquante ans grâce à elle.
Selon Santé publique France, la région PACA est la plus touchée par ce recul, avec un taux de couverture vaccinale de 42,2 %, contre 50,7 % de moyenne nationale.
Les causes de cette hésitation sont multiples : crainte des effets secondaires, fausses informations relayées sur les réseaux sociaux — dont le lien infondé entre vaccin et autisme —, méfiance envers les institutions aggravée lors de la pandémie du Covid-19, sentiment d’invulnérabilité ou encore peur de la piqûre. Des phénomènes de conformisme social peuvent également jouer dans un sens comme dans l’autre.
Sur le terrain, des professionnels comme la coordinatrice santé publique de l’Yonne observent des refus parentaux catégoriques. Face à cela, les spécialistes insistent sur l’importance du dialogue avec les soignants de proximité et d’une éducation à la vaccination dès le plus jeune âge.
(Sources : Le Parisien, 26.04.26 & Nice Matin, 27.04.26 & Ouest-France, 27.04.26 & Radio France, 29.04.26)
