Le gouvernement lance une mission de régulation des formations

Le ministre de l’enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a annoncé le lancement d’une mission confiée au Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES). Objectif : dresser une cartographie des cursus existants et évaluer leur qualité scientifique afin de proposer des mesures de régulation.

Cette initiative intervient dans un contexte de critiques croissantes contre l’implantation de pratiques comme l’aromathérapie, l’acupuncture ou la réflexologie dans certaines universités. Selon Hugues Gascan, président du Groupe d’étude du phénomène sectaire, 203 diplômes universitaires ou interuniversitaires liés à des pratiques de soins non conventionnelles existeraient en 2025.

Le ministre a également demandé une inspection de l’INSPE de Dijon après des interrogations sur des contenus enseignés à de futurs professeurs de SVT, jugés insuffisamment rigoureux scientifiquement. Des articles évoquent notamment des cours autour de l’autoguérison, de l’effet placebo ou de la médecine chinoise.

La Conférence des doyens de médecine et un rapport gouvernemental avaient déjà recommandé un audit des formations et la suppression des pratiques non validées scientifiquement.

(Le Monde, 26.05.26) 

Pour aller plus loin sur le site de l’Unadfi : Intégration des PSNC dans le système de santé : https://www.unadfi.org/actualites/domaines-dinfiltration/sante-et-bien-etre/pratiques-non-conventionnelles/integration-des-psnc-dans-le-systeme-de-sante/?highlight=psnc

  • Auteur : Unadfi