À La Réunion, un septuagénaire présentant une école de Qi gong et Tai-chi a été reconnu coupable de viols et agressions sexuelles sur l’une de ses élèves. Son mode opératoire, qualifié de « proche du mouvement sectaire », illustre les mécanismes d’emprise progressifs utilisés pour soumettre des personnes vulnérables sous couvert de pratiques pseudo-thérapeutiques.
Un maître de Tai-chi et de Qi gong de 71 ans, résidant à Saint-Denis de La Réunion et ancien infirmier en radiologie, a été condamné le 2 avril 2026 à dix ans de prison par la cour criminelle départementale de La Réunion pour viols et agressions sexuelles sur l’une de ses élèves. La victime, une cadre de banque d’une trentaine d’années, l’avait rencontré en 2016 par l’intermédiaire d’une naturopathe, alors qu’elle traversait des problèmes de santé. L’accusé l’avait progressivement intégrée dans un groupe de femmes présenté comme un cercle de méditation, au sein duquel il a mis en place un processus d’emprise caractérisé : mise en confiance, valorisation, puis isolement progressif du cercle familial et conjugal. Les actes sexuels imposés étaient présentés sous le vocable de « travail énergétique » ou de « cheminement », et conditionnés à la guérison de la victime. L’enquête a révélé d’autres femmes concernées par des faits similaires au sein du même cercle. Un expert psychiatre a qualifié le condamné de profil charismatique capable d’exercer une emprise sur des personnes en situation de fragilité. La cour l’a également condamné à une interdiction définitive d’exercer toute activité liée aux arts martiaux ou au bien-être. Il dispose de dix jours pour faire appel.
(Source : Zinfos, 03.04.2026)
