« La haine en ligne tue hors ligne » 

Le gouvernement portugais et la Police judiciaire (PJ) ont lancé une nouvelle campagne de sensibilisation sur les risques de radicalisation en ligne et les discours de haine. Ces messages s’adressent surtout aux enfants et aux adolescents.

S’exprimant lors d’une conférence à Lisbonne, le directeur national de la PJ, Luís Neves, a décrit la radicalisation comme un processus pouvant conduire les jeunes vers l’extrémisme violent. Il a confirmé que des cas ont déjà été identifiés au Portugal et souligné la vulnérabilité particulière de ce public. Selon lui, les contenus haineux en ligne ne sont jamais le fruit du hasard et résultent d’une combinaison de facteurs sociaux, psychologiques, technologiques et culturels, tels que la quête d’identité, l’influence des algorithmes, l’anonymat numérique, le manque d’esprit critique ou encore certaines frustrations sociales.

La PJ a alors présenté sa campagne « Ódio online mata offline » (« La haine en ligne tue hors ligne »), basée sur des images réelles issues d’enquêtes, et elle a mis en garde contre la radicalisation via des outils numériques illégaux, parfois alimentés par l’intelligence artificielle. Luís Neves a plaidé pour une implication accrue de la société civile et la publication d’un plan national de prévention. De son côté, la ministre de la Justice, Rita Alarcão Júdice, a insisté sur une prévention fondée sur l’éducation numérique, l’esprit critique et la formation des professionnels.  

(Source : Vivre le Portugal, Novembre – Janvier 2025/26)

  • Auteur : Unadfi