Une étude scientifique internationale portant sur des centaines de remèdes utilisés en médecines alternatives met en évidence leur potentielle toxicité pour le foie, notamment en raison de contaminants dissimulés et de substances non déclarées.
Une étude publiée dans la revue Frontiers in Gastroenterology a analysé 386 produits issus de médecines alternatives — dont l’Ayurveda et l’homéopathie — consommés par des patients souffrant de lésions hépatiques. Les chercheurs ont soumis chaque préparation à des analyses chimiques détaillées afin d’identifier leur composition réelle.
Les résultats révèlent la présence de métaux lourds dans plusieurs produits, notamment du mercure, du plomb, de l’arsenic et du cadmium, dont les concentrations dépassent parfois les seuils réglementaires. Le cadmium est particulièrement associé à des cas d’insuffisance hépatique aiguë. Par ailleurs, certains remèdes contenaient des médicaments conventionnels non déclarés sur les étiquettes — stéroïdes, antibiotiques ou antidouleurs — que les patients ingéraient donc à leur insu.
L’étude souligne également que les produits vendus sans étiquetage clair étaient liés aux situations cliniques les plus graves, rendant toute identification des substances responsables très difficile pour les médecins. Ces résultats rappellent que l’origine naturelle ou traditionnelle d’un produit ne garantit pas son innocuité, et plaident pour un renforcement des contrôles et de la transparence dans ce secteur.
(Source : Science et Vie, 17.03.2026)
Lire l’étude en anglais, Front. Gastroenterol, Sec. Hepatology, Volume 5 – 2026 – 11 mars 2026, : https://www.frontiersin.org/journals/gastroenterology/articles/10.3389/fgstr.2026.1784785/full
