Des membres de l’Armée de Marie, dont la fondatrice, savaient depuis 1990 que des mineurs subissaient des abus sexuels commis par au moins deux Pères (aujourd’hui décédés). Il y aurait eu des « dizaines » de victimes entre 1975 et 1996. Aucun dirigeant n’a alerté la police, par crainte de nuire à l’image du groupe religieux.
Yvan Laprise, bras droit du « roi d’Église » (le chef de l’Armée de Marie), affirme avoir discuté avec trois victimes depuis la publication d’une lettre révélant ces abus. Les victimes n’auraient pas porté plainte à l’époque, craignant de blesser leur famille ou l’œuvre. L’un des Pères accusés a été envoyé à Rome, puis maintenu dans ses fonctions après avoir exprimé des remords. L’autre a été affecté à des tâches administratives.
Aujourd’hui, l’Armée de Marie souhaite marquer un « nouveau départ » en révélant ces faits. Les responsables du bureau d’information de la structure soulignent la nécessité de la transparence, malgré la douleur que ces révélations engendrent.
(Le journal du Québec, 2.07.26 :https://www.journaldequebec.com/2026/07/02/il-ne-faut-pas-que-les-gens-apprennent-ca–des-abus-sexuels-caches-depuis-1990-dans-larmee-de-marie)
