Le tribunal correctionnel de Privas a condamné un psychothérapeute et hypnotiseur de Tournon-sur-Rhône, âgé de 71 ans, à quatre ans de prison, dont un an ferme aménagé sous bracelet électronique, pour agressions sexuelles.
Jugé début juillet, le praticien était poursuivi après les plaintes de 19 anciennes patientes. Elles dénonçaient des attouchements sur la poitrine et les parties intimes, commis parfois sous hypnose, à l’issue de plusieurs séances destinées à instaurer un climat de confiance. En plus de sa peine, le thérapeute est interdit définitivement d’exercer toute activité de soins, à titre bénévole ou professionnel. Les trois années de prison avec sursis sont assorties d’une obligation de soins, de l’interdiction d’entrer en contact avec les victimes et de l’obligation de les indemniser.
La décision est toutefois moins sévère que les réquisitions du parquet qui avait demandé cinq ans de prison ferme. Si les avocats des parties civiles saluent la reconnaissance de la culpabilité et du statut de victimes des plaignantes, ils regrettent également la faiblesse de la sanction. Pour plusieurs victimes, l’absence d’incarcération laisse le sentiment que le condamné échappe à une peine à la hauteur des faits qui lui étaient reprochés.
(Ici Auvergne, 30.07.26 : https://www.ici.fr/auvergne-rhone-alpes/ardeche-07/tournon-sur-rhone/un-psychotherapeute-de-tournon-condamne-a-un-an-de-prison-ferme-sous-bracelet-electronique-pour-agressions-sexuelles-2802718)
