La montée du phénomène des Thanadoulas en France inquiète les professionnels et les associations

Les « thanadoulas », inspirées des doulas qui accompagnent les femmes enceintes, proposent un suivi non médical des personnes en fin de vie et de leurs proches.

Encore peu nombreuses en France (environ 350 selon Marie-Christine Laville qui forme à cette pratique), elles offrent une écoute, un soutien émotionnel et organisationnel : préparation d’objets souvenirs pour les proches, accompagnement aux rendez-vous, aide aux démarches ou présence lors des derniers instants. Leurs défenseurs estiment qu’elles comblent un vide institutionnel face à un sujet encore tabou et à un besoin de continuité aux côtés des soignants, sans se substituer aux professionnels de santé.

Mais cette activité, non reconnue et sans cadre juridique, suscite des inquiétudes. Les formations sont privées, les prestations payantes, et certains acteurs des soins palliatifs ou du secteur funéraire redoutent des dérives, notamment en raison de l’absence de réglementation. La Miviludes considère d’ailleurs cette pratique comme un « risque émergent », après quelques signalements. Les thanadoulas assurent exercer avec prudence, exclure toute pratique thérapeutique ou ésotérique et plaident pour une reconnaissance officielle afin de mieux encadrer leur activité.

(France 24, 08.07.26 : https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20260708-pour-accompagner-les-mourants-l-%C3%A9mergence-de-thanadoulas-entre-r%C3%A9el-besoin-et-m%C3%A9fiance)

  • Auteur : Unadfi