Après des accusations d’abus sexuels visant en 2023 un organisateur du Tantra Festival Switzerland, l’événement revient sous le nom d’Antara Tantra Festival, affirmant renforcer la sécurité.
Les organisateurs placent désormais le consentement au centre du dispositif : un manuel de bonnes pratiques est remis aux participants, des webinaires sur les limites sont proposés et des ateliers apprennent à identifier ses réactions corporelles. Un QR code permet également de signaler des incidents.
Des spécialistes jugent toutefois ces mesures insuffisantes. Manéli Farahmand, du Centre intercantonal de croyances, estime que le « consentement énergétique » ou les approches spirituelles ne doivent pas se substituer à un consentement explicite. Elle souligne aussi les risques liés aux rapports de pouvoir et à la vulnérabilité des participants dans ces environnements.
Le festival ne filtre pas les participants et n’exige pas de certification formelle des facilitateurs. Les modalités de traitement des signalements et les éventuelles sanctions restent également confuses. Pour la spécialiste, une véritable politique de protection devrait inclure des personnes-ressources indépendantes, des procédures externes de signalement et des sanctions clairement définies. Le festival repose donc encore trop largement sur l’autorégulation.
(Blick, 19/08/26, https://www.blick.ch/fr/suisse/romande/berne-apres-un-scandale-sexuel-ce-festival-tantra-suisse-promet-des-garde-fous-id22192390.html)
