Les professionnels de la santé contre la désinformation médicale

La désinformation médicale et scientifique constitue aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique et de démocratie. Déjà ancienne, elle bénéficie désormais de la puissance des réseaux sociaux, qui permettent une diffusion rapide et massive des rumeurs et des contenus non vérifiés. 

Le fonctionnement des algorithmes favorise particulièrement les messages émotionnels, polarisants ou sensationnels.

La pandémie de Covid-19 a accentué ce phénomène en fragilisant la confiance envers les institutions, les médias et la science. Théories complotistes, fausses informations sur les vaccins ou traitements présentés comme miracles ont contribué à la défiance et à la confusion entre opinions et connaissances scientifiques. L’exemple de l’hydroxychloroquine illustre la capacité d’une affirmation médiatique à se diffuser avant toute validation scientifique.

Pour répondre à cette désinformation, une stratégie collective est préconisée : développer dès l’école l’éducation aux médias, à la santé et à l’esprit critique ; responsabiliser les plateformes numériques ; renforcer la présence des scientifiques et professionnels de santé dans l’espace public ; et mieux coordonner l’expertise scientifique, notamment par un Observatoire national de l’information en santé et des outils d’« infovigilance ». Et surtout, valoriser la culture scientifique dans l’espace public.

(Vidal, 16/09/26 : https://www.vidal.fr/actualites/38258-desinformation-medicale-et-scientifique-un-enjeu-majeur-de-sante-publique-et-de-democratie.html)

  • Auteur : Unadfi