La Commission des citoyens pour les droits de l’Homme, association identifiée depuis des décennies comme liée à l’Église de scientologie, a saisi le parquet de Toulouse contre l’hôpital Gérard Marchant, en s’appuyant sur un rapport officiel pour dénoncer ses conditions de prise en charge. Une démarche que l’établissement et les syndicats relativisent.
En avril 2026, la Commission des citoyens pour les droits de l’Homme (CCDH) a annoncé avoir saisi le procureur de la République de Toulouse pour demander l’ouverture d’une enquête pénale contre l’hôpital psychiatrique Gérard Marchant, l’accusant de pratiques illégales envers ses patients, dont des mineurs.
Pour étayer sa démarche, l’association s’est appuyée sur un rapport officiel du Contrôleur général des lieux de privation de liberté, publié en juin 2025, qui relevait effectivement des manquements : vétusté des chambres d’isolement, non-conformité au code de la santé publique, signalements sur les procédures de contention.
Or la CCDH est depuis longtemps identifiée comme une émanation de l’Église de scientologie. Dès 1999, la Ligue des droits de l’Homme la désignait publiquement comme telle, soulignant son orientation systématique contre la psychiatrie. La MIVILUDES relevait en 2005 ses tentatives d’infiltration du dispositif public de santé mentale, et des parlementaires ont régulièrement alerté sur ses campagnes de lobbying.
L’hôpital, qui avait perdu sa certification par la Haute Autorité de Santé fin 2024, a engagé des travaux de rénovation et élabore un nouveau projet de soins visant à réduire le recours à l’isolement. Le parquet a confirmé la réception de la plainte, sans décision prise à ce stade.
(Source : France 3 Régions, 21.04.2026)
