Vaccins à ARNm anti-Covid-19 : un potentiel inattendu contre le cancer  

Une étude publiée dans la revue Nature en octobre 2025 révèle que les vaccins à ARNm contre le Covid-19 (Pfizer-BioNTech et Moderna) pourraient renforcer l’efficacité des immunothérapies anticancéreuses.

L’équipe du Dr Adam Grippin du MD Anderson Cancer Center a analysé plus de 1000 patients atteints de mélanome ou de cancer du poumon traités par inhibiteurs de points de contrôle immunitaire. Les résultats montrent que les patients vaccinés dans les 100 jours précédant leur traitement présentent une survie médiane de 37,3 mois contre 20,6 mois pour les non-vaccinés, avec un taux de survie à trois ans de 55,7 % (soit presque le double du groupe témoin). Les vaccins à ARNm déclencheraient une forte production d’interféron de type I, stimulant l’activité des lymphocytes T et renforçant la reconnaissance des cellules cancéreuses. Ce mécanisme transformerait les « tumeurs froides » (peu détectées par le système immunitaire) en « tumeurs chaudes » (plus réactives à l’immunothérapie). Des essais cliniques sont en préparation aux États-Unis pour valider cette synergie, notamment sur les cancers du rein, du poumon et colorectal. En France, la campagne vaccinale 2025/2026 (14 octobre 2025 – 31 janvier 2026) recommande particulièrement la vaccination pour les personnes de 65 ans et plus, les immunodéprimés et les patients atteints de cancer. 

(Sources : Passeport Santé, 28.10.2025 & The Conversation 04.11.2025)

  • Auteur : Unadfi