Selon plusieurs dizaines d’anciens membres, la communauté aurait recours à des pratiques coercitives : séparation des familles, séances collectives d’accusation, mise à l’isolement ou au silence forcé, jeûnes prolongés. Pendant que les membres travaillaient de longues journées, les fondatrices auraient mené une vie de luxe.
Fondée en 1958 par Cay Andersen et Judy Sorensen à Orleans (Massachusetts), la Community of Jesus (CoJ) se présente comme une communauté monastique œcuménique inspirée de la règle de saint Benoît, officiellement constituée en 1970. Son décorum (offices religieux, tenues monastiques, vœux) évoque le monachisme catholique, mais l’autorité y est concentrée dans les mains d’une prieure sans formation religieuse reconnue.
Quitter la communauté reste difficile pour ses membres : beaucoup y ont investi dans un logement, et savent qu’un départ signifie une rupture totale avec leur famille restée sur place.
L’association Rock Harbor Truth, fondée par d’anciens membres, sensibilise le public via un podcast lancé en 2025. L’article mentionne aussi une condamnation en 2023 au Canada, liée à un pensionnat affilié, et une plainte fédérale déposée en 2025 pour travail forcé d’enfants et traite d’êtres humains.
(Angelus, 14.08.26)
