Figure influente de la secte ultra-orthodoxe Lev Tahor, Elazar Rompler a été condamné à deux ans de prison ferme pour l’agression d’un enfant de dix ans.
Le tribunal de district de Jérusalem a infligé une peine de deux ans de prison à Elazar Rompler, cadre dirigeant de la secte Lev Tahor, reconnu coupable de violences graves sur un mineur. Les faits, commis en présence d’autres enfants de la communauté, ont été qualifiés d’agression aggravée ayant entraîné des blessures réelles.
Poursuivi, Elazar Rompler avait quitté illégalement Israël malgré une interdiction judiciaire. Il a finalement été arrêté hors du pays puis extradé grâce à une coopération internationale.
Lors de l’audience, le parquet a insisté sur le caractère particulièrement grave des violences exercées dans un environnement fermé, où l’auteur bénéficiait d’un statut d’autorité et où les victimes, comme les témoins, se trouvaient privées de moyens de protection. Les magistrats ont également retenu l’impact psychologique durable sur les enfants ayant assisté à la scène.
Au-delà de la condamnation individuelle, l’affaire relance le débat sur le contrôle des groupes ultra-fermés et sur la difficulté d’y faire émerger la parole des victimes.
(Sources : IsraJ & The Jerusalem Post, 09.01.2025)
