Ce groupe, présent dans les Deux-Sèvres, se présente comme une communauté religieuse catholique.
Fondé en 2020 sous un autre nom, il affirme vivre de la prière, de travail agricole et d’entraide, tout en diffusant des révélations privées attribuées à un mystique nommé « Henri » et des thèmes prophétiques comme le « Grand Monarque » ou « Pierre le Romain ».
Après le diocèse de Valence, qui a déclaré en avril que ce mouvement n’avait « aucun lien canonique avec l’Église catholique » et présentait des risques de dérive sectaire, le diocèse de Poitiers rappelle à son tour que ce groupe n’est pas reconnu par l’Église. Les autorités ecclésiastiques soulignent notamment son activité sur les réseaux sociaux pour recruter, en particulier auprès des jeunes adultes.
Les évêques recommandent la prudence et déconseillent de rejoindre ou de participer aux activités de cette organisation. Ils rappellent que la reconnaissance canonique est un critère essentiel pour garantir qu’une communauté agit en communion avec l’Église. En cas de situation préoccupante, ils encouragent à faire un signalement à la MIVILUDES.
(Tribune Chrétienne, 22.06.26)
L’UNADFI, qui publie ce droit de réponse par respect de la loi, ne fait que relayer l’article paru dans La Tribune chrétienne, et invite le lecteur à s’y reporter pour se faire une opinion complète quant au fonctionnement de cette association :
« Notre association Ordre Romain est érigée en association privée de fidèles : elle réunit des catholiques attachés à la prière, à la vie sacramentelle et à la communion avec l’Église. Si elle ne jouit pas encore d’un droit diocésain, elle bénéficie bien d’une reconnaissance de l’Église catholique, ayant reçu en 2022 un décret épiscopal de bénédiction de son oratoire privé ; ce qui est un lien canonique évident. C’est de notre propre initiative que nous avons, à de nombreuses reprises, sollicité l’accompagnement de l’évêché ; nos demandes sont restées à ce jour sans réponse.
N’ayant rien à cacher, nous invitons l’ordinaire compétent à diligenter une enquête canonique : elle permettra de constater, dans le respect des normes, ce qu’est réellement notre association.
Lorsque le diocèse de Valence recommande de ne pas s’engager, cette formulation est en retrait par rapport à la réalité des démarches engagées : des courriers ont été adressés aux responsables diocésains de plusieurs sympathisants pour les inviter à renoncer à leur engagement. Nous considérons cette démarche disproportionnée au regard de notre situation.
On rappelle là que l’évêque de Valence n’a exercé aucune enquête canonique à notre égard, puisque canoniquement il n’en a pas le droit. Seul l’ordinaire du lieu peut le faire, et se faisant, il envoie une délégation d’experts pour étudier divers aspects de la vie du groupe, la théologie, la vie de prière, son organisation matérielle, son implantation diocésaine.
Quant aux prétendues « possibles dérives », l’accusation, qui ne s’appuie sur aucun fait, est calomnieuse. Sans doute le dynamisme de notre association ne laisse-t-il pas indifférent. Elle poursuit sereinement ce qui la définit : la prière, la charité et la fidélité à l’Église. »
