Plusieurs membres d’une secte chrétienne extrémiste australienne, responsables de la mort d’une fillette de huit ans, sont déjà éligibles à une libération conditionnelle. Cette annonce suscite une vive indignation dans le pays.
Elizabeth Rose Struhs est décédée début janvier 2022 à Toowoomba après que ses parents et la communauté religieuse de The Saints ont cessé de lui administrer son insuline. Atteinte de diabète de type 1, Elizabeth a agonisé pendant plusieurs jours tandis que les membres de la secte priaient et chantaient, convaincus que Dieu la guérirait ou la ramènerait à la vie. Son père, Jason Struhs, récemment converti, avait volontairement interrompu le traitement comme une « épreuve de foi », sous l’influence directe du groupe et de son chef, Brendan Stevens.
En janvier 2025, les quatorze membres impliqués ont été reconnus coupables d’homicide involontaire et condamnés à des peines allant de six à quatorze ans de prison.
La justice a autorisé la majorité d’entre eux à demander une libération conditionnelle après avoir purgé la moitié de leur peine. En raison du temps passé en détention provisoire depuis 2022, deux condamnés sont déjà admissibles.
Cette situation provoque la colère de défenseurs des droits de l’enfant, notamment Hetty Johnston, fondatrice de l’association Bravehearts, qui juge les peines « largement insuffisantes » et dénonce une faillite du système de protection de l’enfance. « Ils l’ont regardée mourir. C’était une torture infligée à un enfant », a-t-elle déclaré.
Les services correctionnels du Queensland ont refusé de commenter les cas individuels ou d’indiquer si des demandes de libération conditionnelle ont déjà été déposées. Mais cette affaire a rouvert le débat sur les dérives sectaires, la responsabilité parentale et la valeur accordée à la sécurité des enfants.
(Source : News Wire, 04.01.2026)
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