La chanteuse américaine Joy Villa a révélé avoir quitté l’Église de Scientologie après quinze années d’engagement. Elle évoque un parcours marqué par une profonde détresse physique et psychologique dissimulée derrière une réussite publique éclatante.
« Mon succès est devenu de la propagande. Ma vie est devenue du marketing »… Dans un essai publié par le magazine Evie, Joy Villa explique que son image servait de vitrine à l’organisation. Elle raconte que chacune de ses réussites était attribuée non à son talent ou à sa persévérance, mais à sa loyauté envers la Scientologie.
Au Hollywood Reporter, l’artiste affirme avoir trouvé le courage de partir en renouant avec sa foi chrétienne. Rebaptisée, elle dit aujourd’hui vouloir aider les victimes d’emprise sectaire via son association, la Fondation Fearless Joy. Elle souligne avoir versé près de deux millions de dollars à l’organisation et décrit une période de fatigue extrême. « Je travaillais douze heures par jour, j’étais mentalement épuisée, profondément déprimée. Je ne voulais pas mourir, mais je ne voulais plus vivre ». L’artiste dénonce notamment la pratique de « l’audition », qu’elle compare à une forme d’interrogatoire où des informations intimes sont enregistrées et conservées. Formée elle-même à cette pratique, elle affirme que rien de ce qui y est confié n’est réellement confidentiel et évoque un système susceptible, selon elle, d’exercer une pression sur les membres. Joy Villa se montre également très critique à l’égard du dirigeant de l’Église, David Miscavige, qu’elle décrit comme intouchable au sein de l’institution. Elle dit avoir longtemps cru que la souffrance faisait partie du processus de « croissance spirituelle », avant de réaliser qu’elle était en train de s’effondrer.
(Source : The Hollywood Reporter, 08.01.2026)
A lire aussi sur le site de l’Unadfi : Tom Cruise de plus en plus discret : https://www.unadfi.org/actualites/groupes-et-mouvances/tom-cruise-de-plus-en-plus-discret/
