L’Académie de médecine appelle à une évaluation rigoureuse des thérapies complémentaires  

Dans un communiqué publié le 16 février 2026, l’Académie nationale de médecine affirme que l’évaluation des pratiques non conventionnelles en Santé (PNCS) — hypnose, acupuncture, chiropraxie, mésothérapie, entre autres — constitue une nécessité à la fois éthique et sanitaire.

Ces pratiques, aussi appelées thérapies complémentaires, attirent un nombre croissant de personnes en raison notamment d’une défiance envers la médecine traditionnelle ou de leur utilisation par des spécialistes dans le cadre de soins de support en cancérologie. L’Académie souligne cependant les risques qu’elles peuvent engendrer : méfiance envers les professionnels de santé, abandon de traitements conventionnels, ou interactions néfastes avec certains médicaments. Sur les centaines de PNCS recensées, seules quelques-unes ont à ce jour fait l’objet d’études démontrant leur efficacité. L’Académie recommande donc de développer leur évaluation en s’appuyant sur des collaborations avec les universités, hôpitaux et l’Inserm, et d’étendre les dispositifs de vigilance sanitaire existants à ces pratiques. Elle insiste sur le rôle central des pouvoirs publics pour lutter contre le charlatanisme et prévenir les dérives sectaires. Cette position fait écho à l’annonce gouvernementale de janvier 2026 portant sur le lancement d’une stratégie nationale de lutte contre la désinformation en santé, incluant la création d’un Observatoire dédié. 

(Source : infirmiers.com, 17.02.26)

  • Auteur : Unadfi