La médecin chargée de lutter contre l’enseignement des PSNC en propose dans son propre institut

L’Express révèle l’étonnant paradoxe entre les fonctions d’Hélène Harmand-Icher, présidente de la section « santé publique » de l’Ordre des médecins, chargée notamment de lutter contre les pratiques de soins non conventionnelles, et son activité à l’Institut Bélise de Béziers, qu’elle préside. 

Cette structure, destinée à accompagner des femmes atteintes de cancer, propose notamment réflexologie plantaire, sophrologie et hypnose, des pratiques sans aucune validation scientifique.

Hélène Harmand-Icher défend ces pratiques comme de simples prestations de bien-être, encadrées médicalement et sans promesse thérapeutique. Pourtant, l’Institut les présente comme des « soins de support » dont les contours sont “strictement définis” : prise en charge de la douleur, nutrition, accompagnement psychologique et social, activité physique adaptée, préservation de la fertilité, prise en charge des troubles de la sexualité, conseils d’hygiène de vie, et soutien psychologique pour les proches. Les experts interrogés soulignent plusieurs risques : substitution à des traitements éprouvés, légitimation de pratiques non scientifiques et dérives commerciales. L’enquête auprès des intervenantes révèle notamment des propositions de consultations privées payantes et la commercialisation de produits. Elle pointe également le problème de la légitimité accordée à ces pratiques lorsqu’elles sont intégrées à une structure médicale, ainsi que l’utilisation de financements publics pour des soins non démontrés, l’Institut Bélise étant largement subventionné par l’État.

(L’Express, 03/10/26, article avec abonnement : https://www.lexpress.fr/sciences-sante/sante/ordre-des-medecins-lelue-chargee-de-lutter-contre-les-pseudotherapies-en-propose-dans-son-institut-YQXU2WT23JEY5LIDWV3SFM54BY/?auth?cmp_redirect=true)

  • Auteur : Unadfi