Sur les réseaux sociaux, des « gourous de l’argent facile » promettent de devenir riche rapidement grâce au trading, au commerce en ligne ou à l’entrepreneuriat.
Derrière les images de luxe, de voyages et de liberté, il y a surtout des techniques de vente très élaborées et des clients parfois déçus.
Julien, qui a acheté six formations pour plusieurs milliers d’euros, témoigne de son désenchantement. Certains vendeurs proposent des produits très ciblés : Nuno Bilk vend par exemple des comptes TikTok déjà suivis, en mettant en scène sa réussite à travers des vidéos luxueuses. Les prospects sont ensuite accompagnés par des « closers » chargés de les convaincre d’acheter.
Parmi les figures les plus connues, Yomi Denzel vend des formations en e-commerce. Un ancien client affirme que le contenu ne lui a pas permis de développer un commerce viable et raconte avoir été incité à retirer un avis négatif. Denzel nie toute pression organisée et estime que les échecs peuvent aussi s’expliquer par le manque d’implication des clients.
Alec Henry propose quant à lui des accompagnements professionnels pouvant coûter jusqu’à 50.000 francs, avec des promesses de profits importants.
Selon le Collectif AVI (Aide aux Victimes d’Influenceurs), le système repose souvent sur une logique qui renverse la responsabilité : la réussite serait attribuée à la formation, tandis que l’échec serait imputé au client, et les entrepreneurs dissimulent l’écart entre les promesses commerciales et les résultats réellement obtenus.
(RTS, 02/10/26 : https://www.rts.ch/info/economie/2026/article/formations-en-ligne-les-pieges-des-gourous-de-l-argent-facile-29373715.html)
