Le Québec a retiré le permis d’exercice de trois établissements de l’École communautaire Belz, une école juive orthodoxe de Montréal, principalement en raison de manquements pédagogiques.
Les sections concernées accueillent des garçons au préscolaire, au primaire et au secondaire et doivent cesser leurs activités. Les sections pour filles conservent leur permis sous certaines conditions.
Le ministère de l’Éducation reproche notamment à l’école de ne pas employer suffisamment d’enseignants qualifiés, de consacrer trop peu d’heures aux matières obligatoires et de ne pas démontrer qu’elle respecte les programmes officiels. Des contrôles ont également révélé des classes sans enseignant, des élèves en salle de prière pendant les heures de cours, des difficultés à identifier les matières enseignées et la présence d’enseignants ne parlant ni français ni anglais. Des préoccupations concernent aussi la sécurité lors des évacuations d’urgence.
Le dossier s’inscrit dans une surveillance de longue date. Depuis 2007, le gouvernement québécois s’inquiète de la conformité de certaines écoles juives aux exigences scolaires. Malgré une entente conclue en 2009 pour permettre leur mise en conformité, les lacunes de Belz ont entraîné plusieurs renouvellements de permis de très courte durée.
(La Presse, 08/08/26 : https://www.lapresse.ca/actualites/education/2026-08-08/manquements-pedagogiques/quebec-sevit-contre-une-ecole-juive-orthodoxe.php)
