Le maire de Tréogan, accusé de viol et d’emprise sectaire, reste en prison

Matthis Ternel, maire de la commune de Tréogan (22) a vu sa demande de remise en liberté rejetée le 21 mai 2026 par la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Incarcéré depuis début mai, il est mis en examen pour des faits de dérives sectaires visant six jeunes femmes, ainsi que pour le viol présumé de l’une d’elles alors mineure.

Lors de l’audience, l’élu de 27 ans a évoqué sa détention difficile liée à son état de santé et à la médiatisation de l’affaire. Son enfance instable, des problèmes psychologiques et un isolement social ont également été abordés.

Les enquêteurs décrivent un homme actif sur plusieurs réseaux, où il aurait mis en place un système d’influence reposant sur des mécanismes d’emprise via un système pyramidal. Des experts de la Miviludes évoquent des pratiques mêlant endoctrinement, rapports de domination, sexualité et argent, caractéristiques des dérives sectaires.

Son avocat soutient que les faits reprochés sont anciens et que son client a changé de mode de vie depuis. Les juges ont néanmoins estimé que son maintien en détention restait nécessaire pendant la suite des investigations. Les gendarmes poursuivent notamment leur enquête concernant l’achat de six biens immobiliers dans les mois précédant son incarcération, valeur totale estimée à 200 000 euros, sans qu’on ne connaisse ni la provenance des fonds ni la motivation, avec en prévision l’achat d’un bunker.

(Ouest France, 21 et 22.05.26)

  • Auteur : Unadfi