Quand la foi s’invite dans les coulisses du pouvoir

Le Népal est secoué par une série de révélations qui mettent en cause les liens entre des dirigeants politiques et l’Église de l’Unification. Cette controverse apparaît après la publication de documents confidentiels analysés par des médias d’investigation.

Les documents, obtenus par NewsTapa, dévoilent des interactions suivies entre Eknath Dhakal, chef du parti Népal Pariwar Dal, et des représentants de l’Église de l’Unification. Selon ces pièces, Eknath Dhakal aurait partagé des informations électorales sensibles, discuté de placements sur des listes politiques et exigé des ressources financières. Il rejette les allégations en bloc et dénonce une tentative de lier son travail politique à une organisation étrangère.

Plus troublant, l’enquête évoque une stratégie structurée. Au-delà des campagnes électorales, l’Église chercherait à peser sur la rédaction et l’interprétation des lois fondamentales du pays pour les aligner sur sa vision théologique du « Cheon Il Guk ». Cette orientation, si elle était confirmée, placerait la religion non seulement comme acteur social mais comme facteur d’influence politique profonde.

Dans plusieurs pays, les liens entre le religieux et le politique suscitent déjà des enquêtes ou des remises en question. Au Japon, l’organisation risque de perdre son statut religieux. En Corée du Sud, des dirigeants font face à des accusations de corruption. Au Népal, cette affaire ravive des suspicions sur l’ingérence étrangère. 

(Source : Kathmandu Post, 04.02.2026)

  • Auteur : Unadfi