Le Mozambique, notamment la province de Nampula, connaît une forte prolifération de sectes et de nouvelles communautés religieuses, moins par une véritable quête spirituelle que par la précarité et les frustrations sociales.
L’affaiblissement du rôle des familles, les difficultés du système éducatif, le manque d’emplois et l’insuffisance des services publics poussent de nombreuses personnes à rechercher des solutions auprès des Églises nouvelles qui promettent prospérité financière, réussite professionnelle, guérisons ou changement de vie. La secte tend alors à prendre en charge des fonctions qui devraient relever de la famille ou de l’État.
Le prêtre catholique Cantifula de Castro estime toutefois que le problème ne vient pas de la liberté religieuse, garantie par la Constitution, mais de l’absence de mécanismes efficaces de contrôle.
Le sociologue Óscar Mucolopa dénonce un « capitalisme religieux », au point de susciter des interrogations sur d’éventuelles activités illicites. Il appelle l’État à enquêter et à empêcher l’exploitation des populations.
Face à cette prolifération, le ministre de la Justice Mateus Saize a rappelé la nécessité de respecter les exigences légales. Le gouvernement estime à plus de 5 000 le nombre de congrégations illégales et a présenté un projet de loi visant à mieux encadrer le secteur.
(7 sur 7, 02/09/26 : https://www.7sur7senegal.com/proliferation-des-sectes-religieuses-foi-ou-reponse-a-la-misere/)
