Ce 24 mars 2026, le Tribunal fédéral suisse a rendu une décision ferme : « aucun élève ne peut être dispensé de cours, y compris de natation, pour des motifs religieux ». Cette affaire faisait suite au recours d’une famille membre de l’Église chrétienne palmarienne, secte rigoriste, qui refusait que leur fils participe aux cours de natation, invoquant des interdits liés à la pudeur.
La plus haute juridiction du pays a rejeté leur demande, estimant que l’intérêt public, notamment l’intégration des enfants et l’égalité, prime sur les convictions religieuses. La famille affirmait que leur enfant risquait l’excommunication.
Ce jugement s’inscrit dans une ligne jurisprudentielle constante. Par le passé, des familles musulmanes avaient déjà contesté l’obligation des cours de natation, sans succès. La Cour européenne des droits de l’homme avait d’ailleurs validé en 2017 la position suisse, jugeant les restrictions à la liberté religieuse proportionnées.
Au-delà de ce cas, le débat sur les pratiques religieuses dans l’espace public reste vif. En Suisse, le port du niqab est désormais interdit. D’autres controverses ont émergé, notamment autour de gestes sociaux ou du port de signes religieux à l’école.
D’autres pays suivent une approche similaire. L’Autriche s’apprête ainsi à interdire le port du voile pour les jeunes filles de moins de quatorze ans à l’école, invoquant la protection des mineures et l’égalité des sexes.
(Source : Koha, 24.03.2026)
