Une organisation pyramidale qui inquiète la Miviludes

Le mouvement Anti-tech résistance (ATR) fait l’objet d’une vigilance accrue de la part de la Miviludes. Opposé à la technologie et à la société industrielle, le collectif prône une rupture totale avec le système actuel.

Selon la Miviludes, plusieurs signalements et demandes d’informations ont été reçus en 2024. Les témoignages décrivent une organisation interne hiérarchisée et pyramidale, dirigée par des « cadres », avec une sélection jugée stricte à l’entrée et une cotisation mensuelle équivalente à 1 % des revenus. ATR revendique ce fonctionnement, qu’il présente comme un gage d’efficacité, comparable à celui d’une ONG structurée.

L’organisme d’État évoque également des règles internes restrictives, notamment l’interdiction de critiquer le mouvement ou d’en divulguer le règlement, sous peine de sanctions. Des accusations de travaux forcés sont cependant fermement démenties par ATR, qui affirme que le débat interne est autorisé et que les membres restent libres de quitter le groupe.

Sur le plan idéologique, la Miviludes souligne que le mouvement s’inspire des thèses de Theodore Kaczynski, dit « Unabomber », terroriste américain connu pour sa critique radicale de la technologie et responsable d’attentats meurtriers. Un point qui renforce, selon l’institution, la nécessité d’une surveillance attentive.

ATR organise par ailleurs des formations et des camps en nature, mêlant critique technologique, préparation physique et autodéfense. Le mouvement affirme que ces activités relèvent du militantisme et de la légitime défense. La Miviludes y voit un faisceau d’éléments préoccupants.

De son côté, Anti-tech résistance dénonce une tentative d’intimidation et de criminalisation de la contestation écologique radicale, rejetant toute accusation de dérive sectaire. 

(Source : Actu.fr, 16.12.2025)

  • Auteur : Unadfi