Le mouvement chrétien « Focolari » qualifié d’abuseur d’enfants

De multiples agressions sexuelles commises par un ex-membre du mouvement sont dénoncées dans un rapport d’enquête publié le 30 mars dernier par un organisme indépendant britannique.

Le rapport d’enquête de la société GCPS Consulting se base sur plusieurs témoignages, dans des médias français en particulier, de victimes d’un ex-membre du mouvement Focolari, un certain JMM. Les récits couvrent une période de plus de 30 ans, entre 1963 et 1997. JMM aurait reconnu certaines parties des faits en 2020.

L’enquête conclut que JMM serait un abuseur en série d’enfants de sexe masculin et que, pendant des années, il aurait « bénéficié d’un système qui le protégeait ».

Les responsables au sein du mouvement sont mis en cause car ils n’auraient pas agi envers les victimes, tant en France qu’en Italie où les faits sont avérés.

Né en 1943, ce mouvement international « qui prêche l’Evangile et un message d’unité » serait présent dans 180 pays avec 2 millions d’adhérents dont 2000 en France au sein de petites communautés de personnes dites « consacrées ».

La présidente du mouvement, Margaret Karram, a exprimé le « choc et la douleur » face au mal infligé aux victimes et se dit prête à « contribuer au processus de reconstruction des victimes », en particulier par une « compensation financière ».  

(Source : dhnet.be, 30.03.2022)

Après 30 ans de silence, les Focolari reconnaissent les abus sexuels de l’un des leurs

Le 22 octobre 2020, le mouvement Focolari1 a publié un communiqué annonçant le limogeage de ses trois responsables pour la France et l’Europe de l’Ouest. Cette décision fait suite aux nombreux remous causés par la publication, le 25 septembre, d’un « bilan provisoire des victimes » de Jean-Michel M., un laïc consacré accusé depuis plusieurs décennies d’abus sexuels sur mineurs. La procédure a été accélérée par la parution, le 16 octobre dans le journal Les Jours, du témoignage de Christophe Renaudin, l’une de ses victimes, qui se bat depuis près de 30 ans pour faire reconnaître sa culpabilité.

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