Jean B., 85 ans, se disait « psychagogue » et ses séances combinaient réflexion intellectuelle, bien-être corporel et sexualité. Accusé de viols sur quatre anciennes patientes entre 1990 et 1998, il était jugé devant la cour d’assises de Paris.
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Emprise mentale
Ils ont voulu soigner son cancer avec du citron
Nathalie de Reuck raconte dans son ouvrage « On a tué ma mère ! » comment sa mère, Jacqueline Starck, a été abusée par des «charlatans de la santé» adeptes de la biologie totale : un ostéopathe belge et deux pseudo-thérapeutes qui prétendaient soigner par téléphone.
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La notion d’addiction permet-elle une meilleure compréhension du phénomène sectaire ?
Jusqu’ici, le concept le plus utilisé dans l’étude du phénomène sectaire est celui d’emprise – ou, comme le dit la loi About-Picard, « la mise en état de sujétion ».
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La peur de l’angoisse, un marché porteur
Sans révéler sa véritable identité, le journaliste s’est lancé dans l’exploration de la « médecine quantique » perçue chez certains tenants des médecines alternatives comme une véritable « révolution thérapeutique » contre… le stress !
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Pourquoi l’Opus Dei est-elle dangereuse ?
Dans un éditorial dédié à ce témoignage, le journal Golias précise que le document a été rédigé par un comité de rédaction composé de 165 anciens membres de l’organisation.
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Abus de faiblesse : les condamnations se multiplient
Me Marie-Christine Cazals, une avocate spécialisée en droit des successions, est saisie chaque semaine d’une nouvelle affaire d’abus de faiblesse. En 2007, 615 « abus de faiblesse ont été sanctionnés par la justice ».
L’emprise mentale et son utilisation dans le domaine de la santé
Extraits des interventions du Pr Philippe-Jean Parquet, Professeur de Psychiatrie, Lille II, lors des colloques régionaux « Dérives sectaires et Santé », organisé par l’UNADFI et les ADFI en 2009.
Evolution et problématique de la santé
Editorial
En 2004, en réponse au nombre important d’interrogations concernant la santé auprès de nos associations, nous avions publié un numéro entièrement consacré à cette question (n° 84, Dérives sectaires et santé).
Depuis, soulignant la préoccupation des pouvoirs publics vis à vis de ce problème, les rapports de la MIVILUDES ont régulièrement fait état des risques induits par des thérapies diverses dans le domaine de la santé et du bien-être. Et, en février 2009, le ministre de la santé a créé un groupe d’appui technique sur les pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique auprès du directeur général de la santé.
Les associations de victimes, de leur côté, n’ont pas vu le nombre d’interrogations ou de plaintes diminuer.
Alors que la médecine scientifique ne cesse de progresser dans sa connaissance des maladies, des techniques de diagnostic et de traitement, que la prévention se développe et que, grâce à ces divers éléments, l’espérance de vie ne cesse d’augmenter, l’offre de thérapies alternatives, de médecines parallèles, séduit un public de plus en plus large.
S’appuyant sur des théories New age ou néo orientaliste, ces médecines
promettent mieux-être, voire guérison, par une multitude de techniques douces, énergétiques, harmonisantes… . Et, surtout, les patients pensent trouver auprès de leurs acteurs une écoute attentive, une qualité relationnelle qui répond à un authentique besoin, et qui, trop souvent, peut manquer dans le cadre de la médecine officielle. Dans de nombreux domaines, en effet, notre société tend à privilégier la formation technique au détriment de la formation relationnelle.
Mais ces offres séduisantes comportent souvent des risques, de la simple escroquerie, à la dérive thérapeutique, voire la dérive sectaire ; et les conséquences pour les victimes et leur entourage peuvent être extrêmement graves.
En 2009, l’UNADFI, en association avec les ADFI locales, a souhaité alerter le public sur les dérives sectaires dans le domaine de la santé à travers plusieurs colloques régionaux : ce numéro de BULLES s’en fait l’écho dans plusieurs articles.
Médecines alternatives et soins infirmiers
En 2004, Bulles (n°84), avait déjà consacré un article aux infirmières qui, par leur contact quotidien avec la maladie et la souffrance, sont particulièrement vulnérables aux dérives thérapeutiques et sectaires. Le présent article revient sur la question de la place des soins « alternatifs » dans la formation de ces personnels.
Depuis plusieurs années, les infirmières françaises semblent partagées au sujet des médecines alternatives, beaucoup se posant la question de l’opportunité de les introduire dans la formation professionnelle, initiale ou continue. Les unes y voient en effet un domaine propre à enrichir les soins infirmiers, amoindrissant ainsi leur stricte dépendance à la médecine (nombre d’infirmières enseignantes et libérales, entre autres) ; d’autres sont critiques, telle cette infirmière cadre hospitalier s’alarmant, dans les années 90, de voir arriver des jeunes diplômées qui avaient surtout appris à gérer le stress des patients mais ignoraient tout des soins techniques d’urgence. D’autres encore sont opposées, telle cette infirmière enseignante ayant refusé d’enseigner des médecines alternatives comme soins infirmiers.
Le propos de cet article n’est pas d’établir une liste de ces médecines et thérapies, aussi nombreuses que variées, ni de faire une étude qualitative de chacune d’elles pour évaluer leur pertinence dans un cursus professionnel aboutissant à un diplôme d’Etat, mais il est d’ouvrir des pistes de réflexion pour répondre au mieux à la question qu’il est légitime de se poser. (…)
Nouvelles mises en examen dans l’affaire des » Reclus de Monflanquin «
A l’automne 2001, onze membres de la famille Védrines s’étaient coupés du monde sous l’influence d’un « gourou », Thierry Tilly. Reclus pendant huit ans, ils auront été dépouillés de tous leurs biens, « apparemment » au bénéfice de Thierry Tilly. Ce dernier, interpellé en Suisse en octobre 2009 et actuellement incarcéré à Bordeaux, est poursuivi pour escroqueries, abus de faiblesse, extorsion de fonds, séquestration avec actes de torture et de barbarie.
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