Les avocats de Benoît Yang Ting, psychothérapeute, ont demandé le report du procès de leur client qui devait comparaître le 03 avril 2014 devant la cour d’appel de Paris pour abus de faiblesse sur deux de ses patients.
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France
La Citadelle : récent rebondissement judiciaire
Aux anciens lecteurs de BULLES, le nom de « La Citadelle » rappellera une triste affaire de secte, qui s’est déroulée dans les années 1980-1990 dans divers lieux d’Ile de France et de Normandie, et pour finir au Vésinet, dans les Yvelines (pas moins de 16 numéros de notre bulletin en ont traité entre 1987 et 1995 !).
Le 5 décembre dernier, un arrêt de la Cour d’appel de Versailles confirmait un juge-ment de 1995 déclarant un des responsables de ce groupe coupable de « violences volontaires » sur mineurs de 15 ans et le condamnait à 18 mois de prison avec sur-sis et des dommages et intérêts envers les deux enfants, devenus majeurs, victimes de ces violences ainsi qu’envers l’UNADFI.
Outre le fait qu’il était important que les jeunes gens, enfants à l’époque des faits, voient reconnues les maltraitances dont ils avaient été victimes et condamné leur auteur, ce jugement rappelle opportunément que nul ne peut se prévaloir de sa foi ou de textes religieux, fussent-ils bibliques, pour exercer des violences sur des enfants. En effet, les exemples ne manquent pas aujourd’hui dans des groupes chrétiens de dérives que leurs auteurs justifient par la foi: nos associations se doi-vent de « souligner la particulière sévérité, la fréquence, la durée et surtout l’inten-tionnalité des agressions subies alors par les enfants » (cf. conclusions déposées par l’UNADFI reprises dans l’arrêt de la Cour d’appel).
Le prévenu, lui, se disant « ferme et strict » avec l’un des enfants, affirmait n’avoir ja-mais utilisé la ceinture (contrairement au récit de cet enfant) ; il restait persuadé qu’il était victime d’un complot. Par ailleurs, il a trouvé des appuis dans un certain nom-bre d’églises chrétiennes d’autres pays et en France auprès d’anciens membres de la Citadelle… comme ces parents qui ont vivement réprouvé que leurs enfants main-tiennent leur accusation.
Assemblée Nationale : question N°6296 de M. Raoult Éric
Ministère interrogé : Intérieur, outre-mer et collectivités territoriales
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Raël poursuit Michel Onfray
Le philosophe s’est rendu à la convocation d’un juge du tribunal de Chalon sur Saône. Il est mis en examen pour « injure publique envers un particulier », à savoir Claude Vorilhon dit Raël.
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Raël et Dieudonné, rencontre du troisième type à Lausanne
Après s’être affiché avec Michel Houellebecq, voici que Raël dîne en compagnie de Dieudonné dans un grand restaurant de Lausanne. Selon le « messager des Elohim », Dieudonné est « un ami de longue date ».
Source : La Presse
Une adolescente victime du chamanisme
Hélène, entraînée par sa mère, s’est trouvée à 16 ans confrontée à un gourou qui pratiquait une sorte de chamanisme et exerçait sur elle une emprise mentale « hypnotique ». Plus tard, ce sont des études en psychologie qui l’amèneront à douter du gourou. Puis, après un cheminement douloureux, à s’en détacher.
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Les locaux d’une association dégradés par des inscriptions sataniques
Les locaux de l’association « Léa pour Sami » pour la reconnaissance des enfants autistes ont été dégradés et tagués d’inscriptions sataniques le 06.05.2007.
Il s’agirait de référence à de vieilles croyances assimilant tout autiste au « fils du diable ». L’association vient de déposer plainte.
AFP, 23.05.2007
Les fans de Satan suscitent l’inquiétude
Jean-Michel Roulet est interviewé à l’occasion de la sortie de l’ouvrage de la MIVILUDES « Le satanisme, un risque de dérive sectaire ». Il rappelle que les jeunes qui vivent dans un « imaginaire sataniste » peuvent être ensuite recrutés par des groupes violents et dangereux.
Les délits liés au satanisme restent rares et sont difficiles à évaluer. Le Président de la MIVILUDES observe en effet que les enquêteurs n’ont pas forcément les éléments pour faire le rapprochement entre certains suicides d’adolescents et des dérives « sataniques ». Quelques dizaines de cas peuvent être recensés chaque année, mais il y en a certainement plus.
Les enfants de Tabitha’s Place
Un membre de l’ADFI des Pyrénées-Atlantiques, ancien conseiller pédagogique de l’Education Nationale jusqu’en 2001, dit avoir constaté, lors de ses visites dans la communauté, que le niveau scolaire des enfants était catastrophique et qu’il leur était interdit de jouer…
Tabitha’s Place subsiste via deux SARL Tribal Trading Company et Ruben and Brother qui commercialisent des produits bio et de l’artisanat. Les revenus de cette activité ont été estimés à 2-3 millions d’euros en 2001. Une grande partie des membres de la communauté sont co-gérants de ces sociétés ce qui évite de salarier les individus.
Source : Sud Ouest, 18.12.2006
Entre prévention et répression
Depuis l’ouverture de la plateforme dans le cadre du plan, mis en place par le gouvernement le 29 avril dernier, 24 candidats au djihad ont été signalés, dont cinq qui ont déjà quitté le territoire français. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve a indiqué qu’il s’agissait de huit femmes et seize hommes âgés entre 14 et 34 ans.
Le ministre de l’Intérieur indique qu’au total, 285 français seraient engagés sur les théâtres des opérations en Syrie, soit une hausse de 75% dans les six derniers mois. Il fait état de 120 autres qui seraient en transit, d’une centaine rentrés en France et de 25 tués sur place.
Les réelles intentions de ces jeunes seraient de « faire de l’humanitaire » pour les jeunes filles, de « combattre » pour les jeunes hommes. Ces jeunes appellent leurs proches pour leur signifier qu’ils ne reviendront pas car la France est un « pays de mécréants ». Mais l’endoctrinement est maîtrisé, la parole contrôlée.
Sept d’entre eux ont été placés en garde à vue à Strasbourg. Prétextant des vacances, ces jeunes âgés de 23 à 25 ans, issus du même quartier, seraient partis en Syrie en décembre 2013. Pour le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, leur sort est clair : si « ils sont en lien avec une entreprise terroriste, (…) ils seront remis à la justice ». Les sept jeunes devraient donc, selon toute vraisemblance, être mis en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », infraction passible d’une peine de dix ans de prison et de 225000 euros d’amende. L’un de leurs avocats dénonce une « dérogation de droit commun », « on les arrête pour une infraction à commettre ».
Les services de renseignements craignent que ces jeunes de retour ne commettent des actes terroristes en France. Pour Marc Trévidic, juge antiterroriste qui enquête sur les filières islamistes radicales, les associations peuvent être une solution de prévention pour tenter de démotiver d’éventuels candidats au départ. Il déplore la baisse des subventions. Il n’est pas opposé à la création de nouvelles infractions comme un délit obstacle, soit l’interdiction pour un français d’aller combattre ou de s’embrigader à l’étranger sans autorisation ou encore un délit à part pour ceux qui enfreindraient l’interdiction administrative d’aller en Syrie.
Quant à Mathieu Guidère, professeur d’islamologie à l’université de Toulouse, il estime que si ces individus reviennent, c’est qu’ils ont échoué dans leur projet. Pour ne pas en faire des terroristes, « mieux vaut les considérer comme des victimes de dérives sectaires ».
Dounia Bouzar, anthropologue, créatrice du Centre de Prévention contre les dérives sectaires liées à l’Islam (CPDSI) trouve le volet prévention du plan du gouvernement novateur. Elle a formé les écoutants du numéro vert de la plateforme.
En composant le Numéro Vert, les familles peuvent :
