Peine réduite en appel pour le prêtre exorciste

Un tribunal roumain a réduit en appel à 7 ans de prison la peine infligée en février au prêtre orthodoxe, accusé d’avoir provoqué la mort d’une nonne lors d’un rituel d' »exorcisme » en juin 2005. Le tribunal a également réduit de 8 à 6 ans la peine de l’une des quatre religieuses complices de ce décès, et maintenu les peines de 5 ans pour les trois autres femmes. Selon le réquisitoire, « les inculpés ont reconnu les faits mais affirmé avoir été motivés par le souhait de délivrer la victime des mauvais esprits qui la possédaient ».

Rappel des faits :

Le prêtre orthodoxe roumain, Daniel Corogeanu, accusé d’avoir provoqué la mort de la nonne en juin 2005, avait été condamné à 14 ans de prison ferme par le tribunal de Vaslui . Les quatre religieuses, jugées complices, avaient alors écopé de peines allant de 5 à 8 ans de prison. Les cinq inculpés avaient également été condamnés à payer, conjointement avec l’évêché de Husi (nord), 3.000 euros de dommages et intérêts aux parents de la victime. Le Parquet a accusé les inculpés d’avoir « intentionnellement » privé de traitement médical la jeune femme, qui souffrait d’une maladie psychique.

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L’église de France reconnaît des dérives sectaires en son sein

Le président de la Conférences des évêques de France, Mgr Georges Pontier, a répondu officiellement à une quarantaine de victimes d’abus sexuels et spirituels mettant en cause quatorze communautés, mouvement d’église et congrégations religieuses.

Ces victimes de dérives sectaires avaient adressé un « appel » aux évêques réunis à Lourdes pour dénoncer ce qu’elles ont enduré au cœur de ces communautés dites « nouvelles » : dépression, suicide ou destruction de la personnalité.

Dans l’abus spirituel – concept encore peu usité – un fondateur ou un supérieur « utilise son aura et son pouvoir spirituel sur des personnalités souvent jeunes et fragiles, pour enfermer leur liberté dans une dépendance totale afin d’obtenir d’elles le silence absolu, couvrant d’éventuels abus sexuels ou autres abus de pouvoir ».

Souvent d’inspiration charismatique, mais pas toujours, ces « communautés nouvelles » officiellement mises en cause sont les symboles de la « nouvelle évangélisation ».

Parmi les signataires de l’appel figurent :
 

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Royaume-uni / La Scientologie est-elle vraiment une religion ?

La Scientologie est donc maintenant officiellement reconnue comme une « religion » par le Royaume-Uni. La Cour suprême a donc considéré qu’il s’agit d’un « système de croyance spirituelle ou non laïque » qui « prétend expliquer la place de l’homme dans l’univers et sa relation avec l’infini » et donner aux gens des conseils sur la vie.
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« Drogués pour voir Dieu »

Le témoignage « accablant » d’un homme dont l’épouse s’est laissé entraîner par une pseudo-thérapeute se prétendant catholique. Il l’a vue vider leurs comptes en banque, le contraindre au divorce, quitter le domicile, le laissant seul avec leurs enfants. Ces derniers avaient auparavant fait l’objet de tentatives d’embrigadement de la part de la pseudo-thérapeute : elle les faisait mettre nus pour « des lectures du corps » et après les avoir fait jeûner, ils devaient se mettre à genoux pour subir une… « fumigation schamanique » (chamanique) ! Suite à cette ingestion de drogue, l’un des enfants avait « vu » des chauve-souris sortir de ses yeux !

Guy Rouquet, fondateur de l’association Psychothérapie Vigilance (1) confirme que la prise de drogues modifie en effet l’état de conscience…

Prévenu, l’évêque de Tarbes, Mgr Perrier, a déjà averti tous les réseaux du diocèse que la pseudo-thérapeute se servait de la religion catholique pour « approcher les croyants de bonne foi » et exercer ensuite sur eux une emprise mentale et…financière. La structure « Pastorale, Croyances contemporaines et Dérives sectaires » suit cette affaire depuis Toulouse.

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Mea culpa

Les légionnaires du Christ, mouvement catholique éclaboussé par les crimes pédophiles perpétrés par son fondateur, le père Maciel, a demandé pardon pour « les actions très graves et immorales » de ce dernier. Les Légionnaires reconnaissent également leur incapacité, par le passé, « à croire aux témoignages » des victimes, le long silence institutionnel, puis les hésitations et les erreurs de jugement au moment d’informer les membres de la congrégation et les autres personnes ».
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