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Les trois accusés redevenus « présumés innocents »

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Maurice et Félicité Saint-Pierre, ainsi que Jean-Luc Rosa, condamnés en juin 2009 à la prison ferme pour avoir provoqué la mort de l’adolescent, Roger, en janvier 2005, sont sortis de prison le 21 juillet 2009.

Rappel des faits (voir article précédent)

Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2005, Roger, un adolescent de 15 ans vivait un véritable calvaire dans le lieu de culte de la paroisse Saint-Gabriel de l’Eglise du christianisme céleste (ECC) à Cayenne : attaché sur une croix, bâillonné pendant des heures, flagellé et frappé, l’adolescent est mort par asphyxie.
Le procès des « quatre guérisseurs » s’est déroulé du 23 au 25 juin 2009. Le responsable de l’Eglise du Christianisme Céleste, Maurice Saint-Pierre, a été condamné à douze ans de réclusion, son épouse à sept ans et l’un des adeptes ayant participé à l’exorcisme, Jean-Luc Rosa, à neuf ans. Le quatrième accusé, Alain Lescot, était condamné à trois ans dont deux avec sursis.

Ils obtiennent leur mise en liberté.
Tous ont fait appel du jugement : ils seront donc jugés à nouveau et « restent présumés innocents ». Les trois premiers ont demandé leur mise en liberté et l’ont obtenue, malgré l’opposition de l’avocat général Daniel Depoulon. Selon lui, il existe « des charges lourdes » et des « risques de pression sur les témoins ».
En Guyane, les procès d’assises en appel se déroulent environ un an après le premier jugement.


Ils continuent leurs activités.

Chacun des « présumés innocents » reprendra donc ses activités professionnelles : qui à la municipalité, qui à la vente de fruits et légumes, qui aux fourneaux de la préfecture… Tous pourront même continuer leur « activité » auprès des fidèles de « l’église » dont la dissolution n’a pas été prononcée.

Le procès de juin 2009 a « laissé un goût d’inachevé ». Si Maurice Saint-Pierre « a admis avoir ligoté sur une croix, bâillonné et flagellé le jeune Roger, « il nie que les violences aient provoqué sa mort ». L’enquête, plus l’absence des médecins légistes au procès, « n’ont pas permis d’éclaircir ce point ».

Les avocats espèrent vivement que les médecins assisteront au second procès.


Source : France-Guyane, Pierre-Yves Carlier, 22.07.2009


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