Journaliste free-lance et écrivain, Achille Aveta a vécu 23 ans dans la filiale italienne des Témoins de Jéhovah avant d’en être excommunié par le « comité judiciaire » pour « apostasie ».
Depuis lors, il a analysé la doctrine et les règlements internes du mouvement, publié des ouvrages sur le sujet, et traduit en italien des ouvrages américains.
Ce texte est le résumé de son intervention lors du colloque de la FECRIS [1], « Les abus récurrents des sectes : témoignages et preuves », à Varsovie le 7 mai 2011.
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L’ostracisme parmi les Témoins de Jéhovah
La caractéristique du mouvement des Témoins de Jéhovah (TJ) est le conditionnement omniprésent de chacun de ses membres dans sa vie privée et sociale. En effet, l’existence, parmi les TJ, d’une pratique judiciaire pointilleuse est bien connue. Les publications de la Tour de Garde attribuent systématiquement des qualifications négatives - comme l’orgueil et la rébellion - aux membres dissidents du mouvement et on attend des membres ordinaires qu’ils acceptent l’hypothèse de base que « si quelqu’un a été excommunié, c’est qu’il doit avoir eu un cœur véritablement mauvais et/ou avoir décidé de persister dans une conduite déshonorant Dieu [2] »...




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