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L’Eglise cherche à mieux baliser les sessions de « guérison spirituelle »

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Selon les chiffres de La Croix, 25.000 Français auraient été concernés ces dix dernières années par des sessions de guérison spirituelle organisées par une association ou une communauté catholique.

Depuis trente ans, les propositions se sont multipliées et certains lieux « affichent une liste d’attente de plusieurs mois ». Les sessions aux méthodes et aux enseignements très variés « se présentent comme un complément de l’accompagnement spirituel ».

Ainsi en est-il de Cacouna au Canada, d’Agapê au Puy en Velay, de Nicodème aux Béatitudes à Château Saint-Luc, de Retraite de guérison intérieure avec La Famille Saint-Joseph, de Siloé au Chemin Neuf, d’Evangélisation des profondeurs avec Simone Pacot (Bethasda)…

Si « un grand nombre » salue les bienfaits de ces « retraites », des plaintes inquiètent l’Eglise. Entre autres cas, des « retraitants » sont revenus des sessions persuadés d’avoir été victimes d’inceste et ont rompu avec leurs familles.

Trois dossiers arrivent chaque semaine, assure ainsi la secrétaire générale du Collectif des victimes des dérives du psycho-spirituel qui regroupe plusieurs centaines de personnes au sein du CCMM (Centre contre les manipulations mentales). Dans les diocèses, deux centres sont dans le collimateur : Kinor dans les Landes, fondé par l’ancien responsable des Béatitudes, Gérard Croissant, dit Ephraïm, a été fermé tandis que des responsables de la Communion Marie-Reine, dans le diocèse de Laval, ont été interdits d’enseignement.

Ces plaintes sont suffisamment « graves » pour que les évêques aient mis en place un comité d’experts sur le « spirituel » et le « psychologique » auprès du service Pastorale, nouvelles croyances et dérives sectaires de l’épiscopat. Ce comité a ensuite remis à la Conférence des évêques de France (CEF) un document demeuré confidentiel sur le sujet.

Reste que parmi les experts mandatés par l’Eglise, les avis restent partagés. Certains estiment que ces sessions conduisent entre autres à induire de faux souvenirs et à manipuler le vécu des personnes… « Quand la personne entre dans un climat psycho-émotionnel fort, ses défenses tombent » et les dégâts peuvent être terribles, s’alarme l’un d’eux. En clair, les chrétiens en souffrance devraient en rester à un accompagnement spirituel d’un côté et, de l’autre, à une psychothérapie.


Source : La-Croix.com, Céline Hoyeau, 03.01.2012


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