Face aux sectes : politique, justice, Etat

Le magistrat Georges Fenech mène une réflexion sur le rôle de l’Etat face au danger que représente le phénomène sectaire pour l’individu et la société. Une menace bien réelle pèse sur les enfants, les personnes fragiles et malades, mais aussi sur le monde politique, les pouvoirs publics et économiques infiltrés par les sectes. Les seules armes restent celles de l’Etat de droit. Depuis les travaux du rapport parlementaire Gest /Guyard (1996), une volonté politique s’affirme pour contrer les dérives sectaires. L’Etat français s’attache à trouver un difficile équilibre entre la protection de la liberté et des droits individuels d’une part, et la protection des droits et libertés publiques d’autre part. Les pouvoirs publics ont pris des mesures concrètes de prévention, d’information et de lutte contre les agissements sectaires. Par plusieurs circulaires, les ministres ont exhorté les autorités publiques de leur ressort à traiter la question sectaire avec la plus grande vigilance et à appliquer les lois de la République avec fermeté. Mais pour parvenir à davantage d’efficacité, ce travail devrait être étendu à une large échelle. Si les instances européennes se sont préoccupées de ce phénomène depuis 1984, elles n’ont toutefois pas traduit concrètement leur action dans les faits. Tout en dressant ce vaste panorama de l’action publique française et étrangère face aux sectes, Georges Fenech montre comment le droit peut et doit évoluer. Sa réflexion le conduit à l’élaboration de dix propositions.
 
Auteur : 
FENECH Georges
Editeur : 
Presses Universitaires de France, 1999. - 207 p.
Date de publication : 
Vendredi, 27 Octobre, 2006

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Dernière modification le 17 mai 2018