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D’anciens praticiens de la méthode Grinberg dénoncent les dérives dans l’orgnanisation

Suisse

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 Descriptif 

Lors d’un reportage diffusé récemment dans l’émission « Mise au Point », des formateurs à la méthode Grinberg se plaignent de l’emprise exercée sur eux par cette organisation.

Cette méthode prône le bien-être et le développement personnel. Très bien implantée en Suisse Romande, elle compte 12 centres, des dizaines de praticiens et d’élèves et des centaines de clients. Elle est présente en Israël, en Autriche, en Allemagne, en Espagne, en France et aux Etats-Unis.

Danièle Muller, la présidente de l’Association suisse pour la défense de la famille et de l’individu (ASDFI), une association de défense des victimes de dérives sectaires, a reçu des témoignages de personnes ayant suivi la formation Grinberg pour devenir formateurs. Ceux qui étaient proches des dirigeants lui ont raconté l’assujettissement auquel ils ont été soumis, tombant graduellement dans la dépendance.

Ils racontent que les dirigeants de la Méthode intervenaient dans leur vie privée et même sexuelle. Ils se sont éloignés de leurs amis et de leur propre famille, investissant tout leur temps et leur argent « dans la promotion de la Méthode ». Certains avaient accepté une abstinence sexuelle tandis que d’autres s’étaient vus proposer des massages sur les parties génitales, massages présentés comme une « technique médicale ».

Une psychiatre spécialisée dans le traitement des victimes de dérives sectaires est venue en aide à plusieurs anciens membres. Elle rapporte que chez Grinberg, on dit : « ton corps sait une vérité sur toi-même que ta tête ignore et moi, le thérapeute, le masseur, je vais te dire ce que ton corps sent »… Pour la psychiatre, il y a impossibilité à conserver un espace privé.

L’avocate d’anciens membres, quant à elle, note qu’au départ, les personnes qui « étaient consentantes » ont signé « avec un consentement éclairé des contrats parfaitement valables ». La difficulté est donc « le changement du consentement ».

Le fondateur de la Méthode, Avi Grinberg, est un israélien de 57 ans. Son ex-femme, Lilu Grinberg gère tout ce qui a trait à l’argent (contrats de licences, etc.) et sa compagne, Ruth Elkana, supervise les « élèves » et l’ensemble des praticiens.

Selon la Méthode Grinberg, « les pieds sont le miroir de l’âme, des émotions, des blocages et aussi des peurs ». Par une interaction « entre le toucher et le dialogue », elle propose de venir à bout des difficultés personnelles de chacun. Enfin, elle prétend « pouvoir détecter des abus subis dans l’enfance, même si le patient n’en a aucun souvenir ».


Source : RTS.ch, 03.06.2012


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