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Les personnes âgées, cible des sectes

Depuis quelques années, la Miviludes reçoit au moins une fois par semaine la demande d’une fille ou d’un fils concernant ses parents âgés, et tous les jours, des signalements « à propos de méthodes, de produits et d’interventions suspects »…

La Mission a pu identifier deux types d’abus sectaires : celui concernant les adeptes vieillissants qui ont pendant 20 ou 30 ans travaillé bénévolement sans être déclarés. « Jetés dehors parce qu’ils ne sont plus actifs et représentent un poids pour l’organisation », ils se retrouvent démunis et vivent pour certains dans « des conditions de dénuement extrême ». L’autre type d’abus sectaire concerne les personnes qui se sont intéressées à des « mouvements » et qui, à partir du moment où elles sont retraitées, deviennent des « proies », surtout si elles sont propriétaires, qu’elles ont des biens et sont un peu éloignées de leur famille…

Par ailleurs, le président de la Miviludes, Serge Blisko, a reçu une alerte des Petits Frères des Pauvres. Ces derniers ont pu constater que des personnes âgées solitaires ou isolées, avaient été contactées par des groupes intéressés par l’argent.
Compte tenu de toutes ces dérives, un contrôle sur les dons, les héritages et les testaments s’avérerait indispensable.

D’autre part, le président de la Mission travaille avec le ministère de la Santé, en particulier Michèle Delaunay, ministre déléguée en charge de l’Autonomie et des Personnes Agées, pour faire le tri entre les nombreux appareils et péri-médicaments proposés aux personnes âgées dans certains journaux : ce qui n’est pas dangereux pour la santé, ce qui peut soulager les douleurs et ce qui n’a aucune efficacité.
Enfin, Serge Blisko a alerté les directeurs des Ehpad en rappelant les tentatives d’intrusion par le biais de la formation professionnelle destinée au personnel. Beaucoup de formations ne sont pas contrôlées.

Les directeurs des Ehpad, tout en respectant la liberté des résidents se doivent, d’une manière générale, d’être vigilants et d’observer s’il n’y a pas d’emprise morale et de mouvements financiers suspects. « S’ils ont des doutes ou des suspicions », ils doivent prévenir la Miviludes, voire avertir la famille du résident. En fonction de la gravité, la Mission alerte la mairie et les services sociaux, ou bien encore saisit la justice.

Source : EHPAD Magazine, Julie Martinetti, juin-juillet 2013


Posté le 15 Octobre 2013

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Dernière modification le 15 novembre 2017