Clés pour comprendre

Il n'existe pas en France de définition juridique de la « secte ». Les pouvoirs publics ont tenté de la définir mais y ont renoncé constatant, comme souvent en droit, qu’il valait sans doute mieux éviter le risque d’enfermer un phénomène à géométrie variable dans un cadre trop strict et donc incomplet(1).
 
La notion de « dérive sectaire » lui est préférée depuis 2002. Elle permet de s’intéresser exclusivement aux atteintes à l’ordre public, aux lois et règlements, aux libertés fondamentales, à la sécurité et à l’intégrité des personnes, commises par des groupes ou des individus, quelle que soit la nature de l’activité proposée.

 
Ces atteintes se caractérisent par la mise en œuvre de techniques d’emprise, de pressions ou de menaces, ou par des pratiques favorisant le contrôle sur les personnes et les privant d’une partie de leur libre arbitre. Elles ont pour but de créer, de maintenir ou d’exploiter, chez une personne, un état de sujétion psychologique ou physique ayant des conséquences dommageables pour cette personne, son entourage voire pour la société.


Pour définir la dérive sectaire et apprécier sa dangerosité, des critères ont été établis sur la base de différents travaux d’experts et  des différentes commissions d’enquête parlementaire.
 
De la microstructure à la multinationale, les mouvements à caractère sectaire se présentent sous des forment disparates. Ils investissent tous les domaines
 (voir domaines d'infiltration) pour séduire le plus grand nombre de personnes, en offrant des objectifs honorables et mobilisateurs. Ils avancent « masqués » et ne dévoilent leurs théories et leurs pratiques que lorsque la victime séduite, est sous emprise.


Conformément au principe de laïcité, l’UNADFI ne porte aucun jugement de valeur sur les doctrines, les théories ou les croyances en tant que telles. Elle les étudie néanmoins pour être en mesure d’identifier la mouvance sectaire concernée, d’aider les victimes et leurs proches à comprendre ce qu’ils subissent, les raisons qui ont incité l’adepte à entrer dans le groupe et les moyens de lui permettre de retrouver son autonomie.

 

 (1)Thomas Lardeur (avec la collaboration de l’UNADFI), Les sectes, Presses de la Renaissance, 2004.

 

Posté le 16 mai 2018

Les espagnols de plus en plus perméables aux croyances ésotériques

Selon l’association RIES (Red Iberoamericana de Estudios de las Sectas), près de 400 000 espagnols seraient liés à des groupes sectaires. Autre fait inquiétant : 20 à 25% de la population hispanique seraient perméables à l’ésotérisme et intéressés par l’astrologie, la divination ou les thérapies alternatives.


Posté le 28 mars 2011

Toute une famille mobilisée

Nadine, professionnelle de santé, a été entraînée en quelques mois, avec son compagnon, dans un enfermement psychologique qui a failli la conduire en hôpital psychiatrique, avec des risques pour sa carrière.
Constatant des changements incompréhensibles dans la vie et les relations du couple, l’entourage a réagi rapidement, s’informant pour comprendre, prenant conseil auprès de l’ADFI locale sur les attitudes à adopter face à une telle situation, et essayant d’agir ensemble.


Posté le 11 février 2010

Aider les victimes sans leur voler leur autonomie

Pour la présidente de l’UNADFI, Catherine Picard, « les adeptes désireux de s’affranchir d’un mouvement sectaire nécessitent un soutien tout particulier du monde associatif » qui joue alors un rôle d’interface avec la société et les assiste pour retrouver un logement et récupérer leurs droits, tout en les aiguillant vers des psychologues capables de les soutenir. Mais « il s’agit de les aider, sans leur voler leur autonomie ».


Copyright © 2006 UNADFI. Tous droits réservés. Les textes ou ouvrages mentionnés sont propriété de leurs auteurs respectifs.

Les mentions légales - Les conditions générales d'utilisation - Les conditions générales de vente

 

Association reconnue d'utilité publique, agréée par les Ministères de l'Education Nationale et de la Jeunesse et des Sports, membre associé de l'Union Nationale des Associations Familiales (UNAF)

Dernière modification le 17 mai 2018